4 choses à savoir sur le livre sans E

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Publiée en 1969 dans l’Hexagone, la Disparition constitue une œuvre écrite par le célèbre auteur Georges Perec selon les règles du lipogramme. Par lipogramme, entendez simplement ce type de texte à travers lequel un auteur omet volontairement un certain nombre de lettres. Ainsi, il s’agissait pour l’auteur George de faire briller sa production par l’absence de la 5 ᵉ lettre de l’alphabet français ; d’où le concept « le livre sans e ». Pour mieux apprécier ce chef-d’œuvre, voici quatre choses à savoir à son sujet.

Le livre sans E : un lipogramme de grande performance

La Disparition, puisque c’est concrètement de cette production qu’il s’agit, est une œuvre dans laquelle George Perec exprime de façon violente son appréhension exclusive du langage. En effet, il a su profiter de son absence à travers le roman pour victimiser son histoire en matière d’expressions.

C’est d’ailleurs de cette manière qu’il est arrivé à susciter des interrogations dans le cœur des lecteurs, puisque ces derniers ont traité son effacement de non-dire.

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Plus est que l’absence de la 2e voyelle lui a facilité les choses, partant du fait qu’il a articulé sa production en fonction de la thématique du manque. La belle preuve, l’auteur a su imager l’omission de lettre E par des tridents, des E inversés, des allusions ingénieuses, etc.

La Disparition, un livre écrit tel un crime

D’aucuns l’eurent dit, la Disparition est une excellente usurpation de la langue de Molière que l’auteur a su parfaitement servir aux lecteurs. En effet, ce dernier a victimisé la doctrine linguistique française en la dépossédant de sa lettre préférée E, histoire de bien faire passer son message. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a bouleversé la sémiologie tout en qualifiant lui-même son acte de crime.

De plus, en témoignant de l’absence d’une structure type pour son roman, George essaie de confirmer que sa production ne doit pas être prise comme l’une des ordinaires. Plus concrètement, il essaie de signaler que son œuvre dépourvue de la lettre E reste tel un cadavre.

Le livre sans E : l’impact de l’écriture de Perec sur les lecteurs

Lorsque George éditait son œuvre sur la base d’un certain nombre de principes du langage qu’il s’est défini, il s’imposait ainsi des restrictions qui n’ont pas manqué de se répercuter sur les lecteurs. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ces derniers ont du mal à savoir si son œuvre relève d’une fiction ou s’est alors inspirée de faits réels.

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En effet, le langage a toujours été vu comme une intégrale de contenus qui permet aux uns et autres de s’identifier et de se comprendre. Mais si l’auteur décide de se détacher de cette réalité, il y a de quoi reconnaître qu’il invite le lecteur à se construire son proche chemin.

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La Disparition : un livre qui véhicule un message fort

Il faut reconnaître que l’exemple invraisemblable de l’approche de George Perec sert une forte précision à tous les lecteurs. En effet, elle indique combien l’Homme recherche la perpétuité dans la sauvegarde des pensées, lesquelles font de lui un sujet à part entière pour une histoire donnée.

Cela étant, il y a de quoi reconnaître que chaque être reste le résultat de ce que montre les formations de son inconscient et l’effet de conséquence de ce même inconscient sur lui.

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