Volume plaquettaire moyen : quelle interprétation peut-on faire ?

vpm élevé

Comme l’huile à moteur dans les moteurs des véhicules, le sang est le lubrifiant qui alimente chaque organe du corps pour le maintenir vif. Il apporte aux différents organes du corps les nutriments dont ils ont besoin pour leur bien-être et leur bon fonctionnement. De même, ces derniers cèdent certains éléments au sang pour l’accompagner dans sa mission. C’est le cas par exemple des plaquettes fournies par la moelle osseuse pour faciliter la coagulation du sang en cas d’altération d’une paroi qui induit des saignements. Toutefois, le volume plaquettaire moyen (VPM) doit être régulier pour assurer normalement cette fonction, mais la mauvaise qualité des plaquettes peut causer une variation du VPM. Zoom !

Les plaquettes sanguines : qu’est-ce que c’est ?

Les plaquettes présentes dans le sang sont en réalité des cellules sanguines que génère la moelle osseuse sous forme de mégacaryocytes. Ces derniers constituent de grosses cellules immatures qui se fragmentent pour donner des plaquettes matures utiles à la circulation sanguine. Ensuite, les macrophages s’occupent de destruction de ces plaquettes au niveau de la rate. En principe, les plaquettes ont pour missions de stopper les saignements après une altération de la paroi vasculaire.

Toute atteinte à l’intégrité de la paroi du vaisseau entraîne systématiquement l’activation de l’hémostase primaire. Celle-ci se déroule en trois étapes (adhésion, activation et agrégation des plaquettes) pour libérer plusieurs facteurs de coagulation. Ainsi, elle forme ce qu’on appelle le clou plaquettaire pour arrêter ou bloquer le saignement avant que la cascade de la coagulation ne se déclenche pour former le thrombus. Cependant, il est possible d’assister à une variation de ce caillot de sang.

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Que comprendre du volume plaquettaire moyen ?

Le caillot de sang peut varier pour augmenter le risque d’hémorragie (thrombopénie) ou de thrombose (thrombocytose). Cette dernière constitue le caillot du sang responsable de l’obstruction d’un vaisseau. Pour ce qui concerne le VPM, il sert à renseigner sur la taille des plaquettes. Ainsi, le volume plaquettaire moyen serait normalement compris entre 6 et 10 femtolitres. Physiologiquement, cela peut varier sans être annonciateur d’une quelconque maladie.

Cette situation arrive généralement quand il y a une régénération considérable des plaquettes suite à une aplasie de la moelle osseuse ou un saignement. Toutefois, cela peut être le signe d’une pathologie ou anomalie en cas de baisse ou d’augmentation du taux des plaquettes. Le volume plaquettaire moyen informe donc simplement sur la production des plaquettes dans la moelle osseuse.

Quelle analyse conduit-elle à l’évaluation du VPM ?

La mesure du volume plaquettaire moyen n’est possible qu’après un examen populaire souvent recommandé par les médecins qui est la numération formule sanguine. Cette analyse se réalise généralement dans le cadre de la surveillance d’un nombre de pathologies ou encore pour un bilan dépistage quand il y a des signes d’une affection, d’une anémie, d’une infection ou d’un syndrome hémorragique.

C’est un examen que vous pourrez effectuer dans tous les laboratoires avec un échantillon de sang, soit avec le tube citrate ou le tube EDTA). En plus de vous aider à connaître le VPM, cette analyse permet également d’avoir une idée sur le nombre de globules rouges et blancs, le taux d’hémoglobine, le taux d’hématocrite et le volume globulaire moyen. Par ailleurs, le volume plaquettaire moyen est très souvent affecté en cas des pathologies telles que : les thrombopénies, les thrombocytoses, et les thrombopathies.

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